Photo : Jacques BOUMENDIL

JEAN PAUL SARTRE
SIMONE DE BEAUVOIR

LETTRES CROISEES

avec

Martine LOGIER et Jean-Paul SCHINTU



Septembre 1939 :
Sartre se retrouve en caserne dans l'Est de la France, sur la ligne Maginot ; il est affecté au service Météo.
Cette incorporation lui laisse un temps incroyable pour écrire : un journal, des carnets, un roman, des lettres… Une vitalité créatrice que rien (et surtout pas la guerre) ne va interrompre ! Ni les alertes, ni le froid, ni la promiscuité des chambrées, ni la solitude affective.
L’écriture devient son oxygène et son carburant !
Simone de Beauvoir est restée à Paris. Elle enseigne la philosophie dans un lycée de jeunes filles, et entreprend son oeuvre romanesque.
Elle sort beaucoup, au théâtre, au concert, voit beaucoup de monde, vit de nombreuses amours.
On a l'impression que cet état de "drôle de guerre" a décuplé son activité et sa curiosité.
Et ces deux-là vont s'écrire quotidiennement, selon une promesse qu'ils se sont faite, de tout se dire, ou en tout cas l'essentiel, le primordial.
Ces lettres sont remarquables : précision du trait, art du récit, sensualité qui fait revivre le moindre détail (surtout chez le Castor!).
On reste confondu devant ce ton de liberté, d'indépendance, et ému de l'attachement profond qui lie les deux amants.
Echange précieux entre deux personnes qui s'étaient promis l'absolue vérité, et qui partagent même à distance leur intimité.
Les lettres se suivent, se chevauchent, s'entremêlent… et quelques malentendus peuvent surgir, puisque parfois certaines missives ne sont pas encore arrivées au destinataire que les réponses sont déjà parties…
C'est bien la passion de l'écriture dont il est question ici, puisque la pensée, pour Sartre comme pour de Beauvoir, n'est rien si elle ne retrouve pas mise en mots sur une page.
Et puis tout est prétexte à littérature, tout!

Témoignage sur la vie de soldat dans l'attente hypothétique et angoissée des combats, et d'une jeune femme fière de sa liberté et qui en profite.

Durée : 1h 20