LE PARIS D'ARAGON

ARAGON

Accompagnement musical : Nino Rota



Extraits de :

Le Paysan de Paris : le sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont
La Défense de l’Infini : Le Mauvais Plaisant
La Diane française
En étrange pays dans mon pays lui-même
Il ne m'est Paris que d'Elsa
Le Roman inachevé
Théâtre/Roman



Paris a toujours été pour Aragon au centre de son œuvre, le lieu incontournable de ses passions.
Depuis son enfance à Neuilly, puis avenue Carnot; le temps du surréalisme dans les années vingt et les déambulations nocturnes à Pigalle, Montmartre ou Montparnasse, jusqu'à ses habitations successives avec Elsa : rue Campagne Première, rue de la Soudière et rue de Varenne… et dans les dernières années, le vieillard magnifique à la longue crinière blanche qui flânait encore tard la nuit boulevard Saint Germain…
Paris est présent à chaque coin de son œuvre poétique ou romanesque.
C'est à ce voyage dans Paris que je me propose de vous convier en suivant le poète au gré des pérégrinations et des formes poétiques successives auxquelles il s'est soumis; voyage aussi dans le siècle qui vient de s'achever puisqu'Aragon l'a traversé d'un bout à l'autre.

Le Mauvais Plaisant est une partie d’un ensemble plus vaste : "La Défense de l’Infini" écrit au début des années 20, en plein surréalisme, détruit par Aragon à Madrid en 1928 sous le regard indifférent de Nancy Cunard, et dont il ne reste que quelques fragments.
Ce texte raconte les virées de l’auteur dans le Paris nocturne de cette époque entre Montmartre et Pigalle, souvent en compagnie de Michel Leiris ou André Breton. C’était un jeu risqué car pouvaient s’y glisser des rencontres improbables, des amours périlleuses, et parfois même des homicides… tout ce manège de la nuit, excitant et dangereux au milieu des prostituées, des macs, des artistes en goguette, et des fêtards de tous bords ; des gens qui s’amusent, d’autres qui s’ennuient, et certains qui se cachent…

Le Paysan de Paris chante tiré de "En étrange pays dans mon pays lui-même" : poème de Résistance, conçu pendant l'hiver 41/42, qui renvoie par son titre et son ampleur à cet autre "Paysan de Paris" des années 20; Paris se trouve consacrée ville de toutes les souffrances et de toutes les libertés.

Durée : 1h 05