L’ARBRE AUX YEUX BLEUS

Nazim HIKMET

Avec :

Gülay Hacer TORUK, chants
Renaud Gabriel PION, musique
Jean-Paul SCHINTU, textes



Ce montage est l’évocation du poète Nazim Hikmet, et à travers lui d’une certaine évolution de la Turquie au 20ème siècle. Il se compose de textes, de musique et de chants.
Il se donne dans les deux langues –turque et française– ; les chants souvent en langue turque sans traduction systématique, la plupart des textes en français ; certains textes, comme en miroir, sont repris dans les deux langues.
La musique, évocatrice de l’âme du poète, est traversée de sons qui empruntent leurs sources aux aspects les plus divers des mélodies orientales, comme aux formes les plus contemporaines.

Il faut qu’on puisse lire la poésie comme à travers un bas de soie…
Nazim Hikmet

Notre spectacle donne à entendre les deux aspects incontournables du travail poétique de Nazim Hikmet : l’amour et l’exil, par les moyens de la parole, du chant et de la musique.
Il est comme un voyage en compagnie du poète, à travers les femmes qu’il a aimées et les pays qu’il a traversés ; poèmes courtois, poèmes d’émotion, poèmes épiques, poèmes de révolte, poèmes d’effroi, poèmes d’espérance…
Tous racontent des évènements intimes ou historiques ; tous sont faits de chair et de sang, semblables à l’émanation d’un être qui respire ; avec un sens aigu de la narration - héritage de l’ancien Orient - et le sens du proverbial et de l’adage.
Intimement imbriqués, poèmes et chansons vont dialoguer, s’interpeller et se répondre à la manière de conversations que le poète aurait avec des interlocuteurs privilégiés.
C’est la manière par nous choisie entre voix et musique pour rendre plus vivante la parole du poète, son incomparable enthousiasme devant la vie ; une invitation à partager le bonheur des sens et le plaisir des mots.

Nazim Hikmet –1902/1963- a dû vivre clandestinement une grande partie de sa vie, quitter à deux reprises son pays, et dont les condamnations mises bout à bout montèrent à cinquante six ans de prison ! Contre qui, pour ses vers, la peine de mort fut requise et qui demeurera seize années en détention, dont treize d’un seul tenant.


De temps en temps, les prisons ont été séminaires de poésie.
Aragon



Durée : 1h 15